10 exercices à difficulté croissante : loi des gaz parfaits, transformations isochore/isotherme, modèle cinétique.
← Retour au coursUne mole de gaz parfait est enfermée dans un volume \(V=24{,}6\ \text{L}\) à la température \(T=300\ \text{K}\). On donne \(R=8{,}314\ \text{J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}\).
1. \(PV=nRT\).
2. \(P = \dfrac{nRT}{V} = \dfrac{1\times8{,}314\times300}{24{,}6\times10^{-3}} = \dfrac{2494{,}2}{0{,}0246} \approx 1{,}014\times10^{5}\ \text{Pa} \approx 1{,}01\ \text{bar}\) (proche de la pression atmosphérique, comme attendu dans des conditions standard).
Un pneu de volume \(V=25\ \text{L}\) est gonflé à une pression \(P=2{,}5\times10^5\ \text{Pa}\), à une température \(T=293\ \text{K}\).
1. \(V = 25\times10^{-3}\ \text{m}^3 = 2{,}5\times10^{-2}\ \text{m}^3\).
2. \(n = \dfrac{PV}{RT} = \dfrac{2{,}5\times10^5\times2{,}5\times10^{-2}}{8{,}314\times293} = \dfrac{6250}{2436} \approx 2{,}57\ \text{mol}\).
Un gaz parfait est enfermé dans une bouteille rigide (volume constant). Sa pression initiale est \(P_1=3{,}0\times10^5\ \text{Pa}\) à \(T_1=290\ \text{K}\). On chauffe le gaz jusqu'à \(T_2=350\ \text{K}\).
1. \(PV=nRT \Rightarrow \dfrac{P}{T}=\dfrac{nR}{V}=\text{cste}\), donc \(\dfrac{P_1}{T_1}=\dfrac{P_2}{T_2}\) (loi de Gay-Lussac).
2. \(P_2 = P_1\times\dfrac{T_2}{T_1} = 3{,}0\times10^5\times\dfrac{350}{290} \approx 3{,}62\times10^{5}\ \text{Pa}\).
Une bulle de gaz, à température constante, remonte dans l'eau. En surface, sa pression est \(P_1=1{,}0\times10^5\ \text{Pa}\) et son volume \(V_1=8{,}0\ \text{mL}\). Au fond, sa pression était \(P_2=3{,}5\times10^5\ \text{Pa}\).
1. À température constante, \(PV=\text{cste}\), donc \(P_1V_1=P_2V_2\).
2. \(V_2 = \dfrac{P_1V_1}{P_2} = \dfrac{1{,}0\times10^5\times8{,}0}{3{,}5\times10^5} \approx 2{,}29\ \text{mL}\) : la bulle était plus petite en profondeur (pression plus grande), et grossit en remontant.
Le modèle cinétique du gaz parfait relie la vitesse quadratique moyenne \(v_{QM}\) des molécules à la température par \(\frac{1}{2}mv_{QM}^2 = \frac{3}{2}k_BT\), avec \(k_B=1{,}38\times10^{-23}\ \text{J/K}\). On étudie du diazote \(\text{N}_2\) (masse molaire \(M=28\ \text{g/mol}\)) à \(T=300\ \text{K}\).
1. \(m = \dfrac{M}{N_A} = \dfrac{28\times10^{-3}}{6{,}02\times10^{23}} \approx 4{,}65\times10^{-26}\ \text{kg}\).
2. \(v_{QM} = \sqrt{\dfrac{3k_BT}{m}} = \sqrt{\dfrac{3\times1{,}38\times10^{-23}\times300}{4{,}65\times10^{-26}}} = \sqrt{\dfrac{1{,}242\times10^{-20}}{4{,}65\times10^{-26}}} = \sqrt{2{,}67\times10^{5}} \approx 517\ \text{m/s}\).
On souhaite exprimer la masse volumique \(\rho\) d'un gaz parfait de masse molaire \(M\) en fonction de \(P\), \(M\), \(R\) et \(T\).
1. \(PV=nRT=\dfrac{m}{M}RT \Rightarrow \dfrac{m}{V}=\dfrac{PM}{RT} \Rightarrow \rho = \dfrac{PM}{RT}\).
2. \(\rho = \dfrac{1{,}013\times10^5\times29\times10^{-3}}{8{,}314\times293} = \dfrac{2937{,}7}{2436} \approx 1{,}21\ \text{kg/m}^3\) (valeur conforme à la masse volumique connue de l'air, ≈1,2 kg/m³).
Un gaz parfait occupe un volume \(V_1=5{,}0\ \text{L}\) à \(P_1=4{,}0\times10^5\ \text{Pa}\) et \(T_1=310\ \text{K}\). Il subit une transformation vers un état \(2\) où \(V_2=9{,}0\ \text{L}\) et \(T_2=280\ \text{K}\).
1. \(PV=nRT \Rightarrow \dfrac{PV}{T}=nR=\text{cste}\) (car \(n\) fixé), donc \(\dfrac{P_1V_1}{T_1}=\dfrac{P_2V_2}{T_2}\).
2. \(P_2 = P_1\times\dfrac{V_1}{V_2}\times\dfrac{T_2}{T_1} = 4{,}0\times10^5\times\dfrac{5{,}0}{9{,}0}\times\dfrac{280}{310} \approx 4{,}0\times10^5\times0{,}556\times0{,}903 \approx 2{,}01\times10^{5}\ \text{Pa}\).
Pour un gaz parfait monoatomique, l'énergie interne molaire s'écrit \(U_m = \dfrac{3}{2}RT\). On étudie \(n=2{,}0\ \text{mol}\) d'hélium, initialement à \(T_1=280\ \text{K}\), chauffé jusqu'à \(T_2=420\ \text{K}\) à volume constant.
1. \(\Delta U = n\Delta U_m = n\times\dfrac{3}{2}R\Delta T = \dfrac{3}{2}nR\Delta T\).
2. \(\Delta T = 420-280=140\ \text{K}\). \(\Delta U = \dfrac{3}{2}\times2{,}0\times8{,}314\times140 \approx \dfrac{3}{2}\times2327{,}9 \approx 3492\ \text{J} \approx 3{,}49\ \text{kJ}\).
3. À volume constant, \(W=0\), donc \(\Delta U=Q\) : \(Q \approx 3{,}49\ \text{kJ}\) (le gaz reçoit ce transfert thermique).
Un ballon-sonde gonflé à l'hélium a, au sol, un volume \(V_1=8{,}0\ \text{m}^3\) à \(P_1=1{,}013\times10^5\ \text{Pa}\) et \(T_1=293\ \text{K}\). Il s'élève jusqu'à une altitude où \(P_2=2{,}0\times10^4\ \text{Pa}\) et \(T_2=230\ \text{K}\).
1. \(n = \dfrac{P_1V_1}{RT_1} = \dfrac{1{,}013\times10^5\times8{,}0}{8{,}314\times293} = \dfrac{8{,}104\times10^5}{2436} \approx 332{,}7\ \text{mol}\).
2. \(V_2 = \dfrac{nRT_2}{P_2} = \dfrac{332{,}7\times8{,}314\times230}{2{,}0\times10^4} \approx \dfrac{6{,}361\times10^5}{2{,}0\times10^4} \approx 31{,}8\ \text{m}^3\).
3. Le volume est multiplié par environ 4 (de 8,0 à 31,8 m³) : la chute de pression en altitude (facteur ≈5) l'emporte largement sur la baisse de température (facteur ≈0,78), donc le ballon se dilate fortement en montant — c'est pourquoi les ballons-sondes sont lâchés partiellement gonflés au sol.
On compare, à la même température \(T\), du dihydrogène \(\text{H}_2\) (\(M_1=2{,}0\ \text{g/mol}\)) et du dioxygène \(\text{O}_2\) (\(M_2=32\ \text{g/mol}\)). Le modèle cinétique donne, pour chaque gaz, la même énergie cinétique moyenne de translation par molécule : \(\frac{1}{2}mv_{QM}^2=\frac{3}{2}k_BT\).
1. \(v_{QM}=\sqrt{\dfrac{3k_BT}{m}}=\sqrt{\dfrac{3RT}{M}}\) (en substituant \(k_B=R/N_A\) et \(m=M/N_A\)). Donc \(\dfrac{v_{QM,H_2}}{v_{QM,O_2}} = \sqrt{\dfrac{M_2}{M_1}}\) (à \(T\) identique, tout le reste s'annule).
2. \(\sqrt{\dfrac{32}{2{,}0}} = \sqrt{16} = 4{,}0\). Les molécules de \(\text{H}_2\), 16 fois plus légères, se déplacent en moyenne 4 fois plus vite que celles de \(\text{O}_2\) à la même température (car l'énergie cinétique moyenne, elle, est identique pour les deux gaz).
3. \(v_{QM,H_2} = 4{,}0\times484 \approx 1936\ \text{m/s} \approx 1{,}9\ \text{km/s}\).