10 exercices à difficulté croissante : énergie d'un photon, seuil photoélectrique, relation d'Einstein, dualité onde-particule.
← Retour au coursUn photon de lumière visible a une fréquence \(\nu=5{,}0\times10^{14}\ \text{Hz}\). On donne \(h=6{,}63\times10^{-34}\ \text{J}\cdot\text{s}\).
1. \(E = h\nu\).
2. \(E = 6{,}63\times10^{-34}\times5{,}0\times10^{14} = 3{,}32\times10^{-19}\ \text{J}\).
Un photon a une énergie \(E=4{,}42\times10^{-19}\ \text{J}\). On donne \(1\ \text{eV} = 1{,}60\times10^{-19}\ \text{J}\).
1. \(E = \dfrac{4{,}42\times10^{-19}}{1{,}60\times10^{-19}} \approx 2{,}76\ \text{eV}\).
2. \(E=2{,}76\ \text{eV} > W_0=2{,}3\ \text{eV}\) : oui, ce photon peut provoquer l'effet photoélectrique sur le sodium.
Le travail d'extraction (seuil photoélectrique en énergie) du zinc est \(W_0=4{,}3\ \text{eV}\). On donne \(h=6{,}63\times10^{-34}\ \text{J}\cdot\text{s}\), \(c=3{,}00\times10^8\ \text{m/s}\), \(1\ \text{eV}=1{,}60\times10^{-19}\ \text{J}\).
1. \(W_0 = 4{,}3\times1{,}60\times10^{-19} = 6{,}88\times10^{-19}\ \text{J}\).
2. \(\lambda_0 = \dfrac{hc}{W_0} = \dfrac{6{,}63\times10^{-34}\times3{,}00\times10^8}{6{,}88\times10^{-19}} \approx 2{,}89\times10^{-7}\ \text{m} = 289\ \text{nm}\) (rayonnement ultraviolet).
Le seuil photoélectrique du potassium correspond à une longueur d'onde \(\lambda_0=550\ \text{nm}\). On éclaire ce métal successivement avec une lumière rouge (\(\lambda_1=650\ \text{nm}\)) puis une lumière bleue (\(\lambda_2=450\ \text{nm}\)).
1. L'effet photoélectrique a lieu si et seulement si \(\lambda \leq \lambda_0\).
2. Rouge : \(\lambda_1=650\ \text{nm} > \lambda_0=550\ \text{nm}\) : pas d'effet photoélectrique.
Bleu : \(\lambda_2=450\ \text{nm} < \lambda_0=550\ \text{nm}\) : l'effet photoélectrique a lieu.
On mesure le seuil photoélectrique d'un métal inconnu : \(\lambda_0 = 262\ \text{nm}\). On dispose d'une table de référence :
1. \(W_0 = \dfrac{hc}{\lambda_0} = \dfrac{6{,}63\times10^{-34}\times3{,}00\times10^8}{262\times10^{-9}} \approx 7{,}59\times10^{-19}\ \text{J} \approx \dfrac{7{,}59\times10^{-19}}{1{,}60\times10^{-19}} \approx 4{,}74\ \text{eV}\).
2. Cette valeur est très proche de celle de l'argent et du cuivre (4,7 eV) : il pourrait s'agir de l'un de ces deux métaux (une mesure complémentaire serait nécessaire pour trancher entre les deux).
Une plaque de césium (\(W_0=2{,}1\ \text{eV}\)) est éclairée par une lumière de longueur d'onde \(\lambda=400\ \text{nm}\). On donne \(h=6{,}63\times10^{-34}\ \text{J}\cdot\text{s}\), \(c=3{,}00\times10^8\ \text{m/s}\), \(1\ \text{eV}=1{,}60\times10^{-19}\ \text{J}\).
1. \(E = \dfrac{hc}{\lambda} = \dfrac{6{,}63\times10^{-34}\times3{,}00\times10^8}{400\times10^{-9}} \approx 4{,}97\times10^{-19}\ \text{J} \approx 3{,}11\ \text{eV}\).
2. \(E_{c,max} = E-W_0 = 3{,}11-2{,}1 = 1{,}01\ \text{eV}\).
La relation d'Einstein \(E_{c,max}=h\nu-W_0\) peut se tracer sous forme d'une droite. Un relevé expérimental donne, pour deux fréquences : à \(\nu_1=7{,}5\times10^{14}\ \text{Hz}\), \(E_{c,max,1}=0{,}90\ \text{eV}\) ; à \(\nu_2=9{,}5\times10^{14}\ \text{Hz}\), \(E_{c,max,2}=1{,}72\ \text{eV}\).
1. \(E_{c,max}=h\nu-W_0\) est de la forme \(y=ax+b\), pente \(a=h\).
2. En Joules : \(E_{c,max,1}=1{,}44\times10^{-19}\ \text{J}\), \(E_{c,max,2}=2{,}752\times10^{-19}\ \text{J}\).
Pente : \(h_{exp} = \dfrac{2{,}752\times10^{-19}-1{,}44\times10^{-19}}{9{,}5\times10^{14}-7{,}5\times10^{14}} \approx 6{,}56\times10^{-34}\ \text{J}\cdot\text{s}\), proche de la valeur théorique.
3. \(W_0 = h_{exp}\nu_1-E_{c,max,1} \approx 4{,}92\times10^{-19}-1{,}44\times10^{-19} = 3{,}48\times10^{-19}\ \text{J} \approx 2{,}18\ \text{eV}\).
Une cellule photoélectrique reçoit une lumière de longueur d'onde \(\lambda=350\ \text{nm}\) et de puissance \(P=5{,}0\ \text{mW}\). On suppose que chaque photon absorbé libère exactement un électron.
1. \(E = \dfrac{hc}{\lambda} \approx 5{,}68\times10^{-19}\ \text{J}\).
2. \(N = \dfrac{P}{E} = \dfrac{5{,}0\times10^{-3}}{5{,}68\times10^{-19}} \approx 8{,}80\times10^{15}\ \text{photons/s}\).
3. \(I = Ne \approx 8{,}80\times10^{15}\times1{,}60\times10^{-19} \approx 1{,}41\times10^{-3}\ \text{A} = 1{,}41\ \text{mA}\).
Une cellule photoélectrique au sélénium (\(W_0=2{,}1\times10^{-19}\ \text{J}\)) est éclairée successivement par une lumière violette \(\lambda_1=400\ \text{nm}\) et une lumière rouge \(\lambda_2=700\ \text{nm}\), de même puissance incidente \(P=2{,}0\ \text{mW}\).
1. \(E_1 = \dfrac{hc}{\lambda_1} \approx 4{,}97\times10^{-19}\ \text{J} > W_0=2{,}1\times10^{-19}\ \text{J}\) : effet photoélectrique en violet.
\(E_2 = \dfrac{hc}{\lambda_2} \approx 2{,}84\times10^{-19}\ \text{J} > W_0\) également : effet aussi présent en rouge ici (seuil plus bas que dans l'exercice précédent).
2. \(N_1 = \dfrac{2{,}0\times10^{-3}}{4{,}97\times10^{-19}} \approx 4{,}02\times10^{15}\ \text{photons/s}\). \(N_2 = \dfrac{2{,}0\times10^{-3}}{2{,}84\times10^{-19}} \approx 7{,}04\times10^{15}\ \text{photons/s}\).
3. Ce résultat illustre l'aspect corpusculaire (quantifié) de la lumière : c'est l'énergie individuelle de chaque photon (donc sa fréquence) qui détermine si l'effet a lieu, pas la puissance totale ni le nombre de photons.
On envisage un capteur basé sur l'effet photoélectrique pour détecter la lumière du jour, utilisant un métal de travail d'extraction \(W_0=1{,}8\ \text{eV}\). Le spectre solaire visible s'étend approximativement de \(\lambda=400\ \text{nm}\) (violet) à \(\lambda=750\ \text{nm}\) (rouge).
1. \(W_0 = 1{,}8\times1{,}60\times10^{-19}=2{,}88\times10^{-19}\ \text{J}\). \(\lambda_0 = \dfrac{hc}{W_0} \approx 6{,}91\times10^{-7}\ \text{m} = 691\ \text{nm}\).
2. Le capteur répond pour \(\lambda\leq691\ \text{nm}\), donc du violet (400 nm) jusqu'à environ 691 nm — mais pas entre 691 nm et 750 nm (rouge profond, \(\lambda>\lambda_0\)). Il répond donc à une partie seulement du spectre visible.
3. Il faut \(\lambda_0' \geq 750\ \text{nm}\), soit \(W_0' \leq \dfrac{hc}{750\times10^{-9}} \approx 2{,}65\times10^{-19}\ \text{J} \approx 1{,}66\ \text{eV}\) : il faut choisir un métal de travail d'extraction inférieur ou égal à 1,66 eV.