10 exercices à difficulté croissante : mouvement circulaire uniforme, lois de Kepler, satellites, orbite géostationnaire.
← Retour au coursUn satellite décrit une orbite circulaire de rayon \(r=8{,}0\times10^6\ \text{m}\) autour de la Terre en \(T=6800\ \text{s}\).
1. \(\dfrac{T^2}{r^3} = \dfrac{4\pi^2}{GM_T}\) : ce rapport est une constante qui ne dépend que de l'astre attracteur (ici la Terre), pas du satellite.
2. \(\dfrac{T^2}{r^3} = \dfrac{6800^2}{(8{,}0\times10^6)^3} = \dfrac{4{,}624\times10^7}{5{,}12\times10^{20}} \approx 9{,}03\times10^{-14}\ \text{s}^2/\text{m}^3\).
Un satellite est en orbite circulaire de rayon \(r=7{,}0\times10^6\ \text{m}\) autour de la Terre. On donne \(G=6{,}67\times10^{-11}\ \text{SI}\) et \(M_T=5{,}97\times10^{24}\ \text{kg}\).
1. \(v = \sqrt{\dfrac{GM_T}{r}}\).
2. \(v = \sqrt{\dfrac{6{,}67\times10^{-11}\times5{,}97\times10^{24}}{7{,}0\times10^{6}}} = \sqrt{\dfrac{3{,}98\times10^{14}}{7{,}0\times10^{6}}} = \sqrt{5{,}69\times10^{7}} \approx 7{,}54\times10^{3}\ \text{m/s} \approx 7{,}54\ \text{km/s}\).
Un satellite décrit une orbite circulaire de rayon \(r\) autour de la Terre, sous la seule action de la force de gravitation.
1. \(\vec{F} = -\dfrac{GM_Tm}{r^2}\vec{u_r}\), dirigée du satellite vers le centre de la Terre (force centripète, attractive).
2. Dans le repère de Frenet, \(\vec{a}=\dfrac{dv}{dt}\vec{u_t}+\dfrac{v^2}{r}\vec{u_n}\). Or \(\vec{F}\) n'a pas de composante tangentielle (elle est purement radiale, donc normale). Par la deuxième loi de Newton, \(m\dfrac{dv}{dt}=0\), donc \(v\) est constante : le mouvement circulaire est uniforme.
Un satellite orbite à \(h=500\ \text{km}\) d'altitude. \(R_T=6{,}38\times10^6\ \text{m}\), \(G=6{,}67\times10^{-11}\ \text{SI}\), \(M_T=5{,}97\times10^{24}\ \text{kg}\).
1. \(r = 6{,}38\times10^6+5{,}00\times10^5 = 6{,}88\times10^6\ \text{m}\).
2. \(r^3 \approx 3{,}26\times10^{20}\). \(GM_T\approx3{,}98\times10^{14}\). \(\dfrac{r^3}{GM_T}\approx8{,}19\times10^5\). \(\sqrt{8{,}19\times10^5}\approx905\).
\(T = 2\pi\times905 \approx 5687\ \text{s} \approx 94{,}8\ \text{min}\) (≈ 1h35, valeur réaliste pour l'ISS par exemple).
Des astronautes à bord de l'ISS, en orbite circulaire, semblent « flotter » (impesanteur apparente), alors que la gravité terrestre y est encore proche de \(90\%\) de sa valeur au sol.
1. L'astronaute et la station sont tous deux en chute libre autour de la Terre : la seule force agissant sur l'astronaute est son propre poids \(m\vec{g}\), qui lui communique exactement l'accélération centripète nécessaire à son orbite — la même que celle de la station. Comme l'astronaute et son support (la station) subissent la même accélération, il n'y a aucune force de contact (réaction du sol) entre les deux : c'est l'absence de force de réaction, et non l'absence de gravité, qui donne la sensation d'impesanteur.
2. Ce n'est donc pas une absence réelle de gravité (la Terre attire toujours l'ISS et ses occupants, sinon ils partiraient en ligne droite) : c'est un état de chute libre permanente, où le sol de la station « tombe » à la même vitesse que l'astronaute, donnant l'illusion d'apesanteur.
Deux satellites A et B sont en orbite circulaire autour de la Terre, à des rayons orbitaux respectifs \(r_A = 7{,}0\times10^6\ \text{m}\) et \(r_B = 2r_A\).
1. \(\dfrac{v_B}{v_A} = \dfrac{\sqrt{GM_T/r_B}}{\sqrt{GM_T/r_A}} = \sqrt{\dfrac{r_A}{r_B}}\).
2. \(\dfrac{v_B}{v_A} = \sqrt{\dfrac{r_A}{2r_A}} = \sqrt{\dfrac{1}{2}} \approx 0{,}707\). Le satellite B, plus éloigné, va moins vite que A (≈ 71 % de sa vitesse).
3. \(\dfrac{T^2}{r^3}\) constant \(\Rightarrow \dfrac{T_B^2}{T_A^2} = \dfrac{r_B^3}{r_A^3} = 2^3 = 8 \Rightarrow \dfrac{T_B}{T_A} = \sqrt{8} \approx 2{,}83\). Le satellite B met donc environ 2,83 fois plus de temps à faire un tour.
La Lune décrit une orbite quasi circulaire de rayon \(r=3{,}84\times10^8\ \text{m}\) autour de la Terre en \(T=27{,}3\ \text{jours}\). \(G=6{,}67\times10^{-11}\ \text{SI}\).
1. \(T = 27{,}3\times24\times3600 \approx 2{,}36\times10^{6}\ \text{s}\).
2. \(M_T = \dfrac{4\pi^2r^3}{GT^2}\).
3. \(r^3 = (3{,}84\times10^8)^3 \approx 5{,}66\times10^{25}\). \(T^2 \approx 5{,}57\times10^{12}\). \(4\pi^2\approx39{,}5\).
\(M_T = \dfrac{39{,}5\times5{,}66\times10^{25}}{6{,}67\times10^{-11}\times5{,}57\times10^{12}} = \dfrac{2{,}24\times10^{27}}{3{,}72\times10^{2}} \approx 6{,}02\times10^{24}\ \text{kg}\).
Valeur très proche (écart \(\approx0{,}8\%\)) de la référence \(5{,}97\times10^{24}\ \text{kg}\) : la méthode, basée uniquement sur l'observation de l'orbite lunaire, est validée.
On souhaite déterminer l'altitude d'un satellite géostationnaire, c'est-à-dire dont la période de révolution est égale à la période de rotation de la Terre sur elle-même (\(T \approx 8{,}62\times10^{4}\ \text{s}\)).
1. \(\dfrac{T^2}{r^3}=\dfrac{4\pi^2}{GM_T} \Rightarrow r^3 = \dfrac{GM_TT^2}{4\pi^2} \Rightarrow r = \left(\dfrac{GM_TT^2}{4\pi^2}\right)^{1/3}\).
2. \(GM_T \approx 3{,}98\times10^{14}\). \(T^2 \approx 7{,}43\times10^{9}\). \(4\pi^2\approx39{,}5\).
\(r^3 \approx \dfrac{3{,}98\times10^{14}\times7{,}43\times10^{9}}{39{,}5} \approx 7{,}49\times10^{22}\ \Rightarrow\ r \approx 4{,}22\times10^{7}\ \text{m}\).
Altitude : \(h = r-R_T \approx 4{,}22\times10^7 - 6{,}38\times10^6 \approx 3{,}58\times10^{7}\ \text{m} \approx 35\,800\ \text{km}\) (valeur conforme à la réalité, ≈ 36 000 km).
3. Pour rester en permanence au-dessus d'un même point de la surface terrestre, le satellite doit tourner exactement à la même vitesse angulaire que la Terre et dans le même plan que sa rotation. Le plan de l'orbite, contenant nécessairement le centre de la Terre, ne peut coïncider durablement avec un point fixe de la surface que s'il coïncide avec le plan équatorial.
Pour rejoindre une orbite géostationnaire (rayon \(r_2 = 4{,}22\times10^7\ \text{m}\)) depuis une orbite basse (rayon \(r_1 = 6{,}68\times10^6\ \text{m}\)), un satellite emprunte une orbite de transfert elliptique dont le périgée est à \(r_1\) et l'apogée à \(r_2\).
1. \(a = \dfrac{r_1+r_2}{2}\) (demi-somme des distances extrêmes). \(a = \dfrac{6{,}68\times10^6+4{,}22\times10^7}{2} = \dfrac{4{,}89\times10^7}{2} \approx 2{,}44\times10^{7}\ \text{m}\).
2. \(a^3 \approx 1{,}46\times10^{22}\). \(GM_T\approx3{,}98\times10^{14}\). \(T^2 = \dfrac{4\pi^2a^3}{GM_T} = \dfrac{39{,}5\times1{,}46\times10^{22}}{3{,}98\times10^{14}} \approx 1{,}45\times10^{9}\).
\(T \approx \sqrt{1{,}45\times10^9} \approx 3{,}81\times10^{4}\ \text{s} \approx 10{,}6\ \text{h}\).
3. Le trajet du périgée à l'apogée correspond à une demi-période : \(t_{transfert} = \dfrac{T}{2} \approx 5{,}3\ \text{h}\) — c'est le principe du transfert de Hohmann, la trajectoire la plus économe en énergie pour changer d'orbite.
Une comète décrit une orbite elliptique très excentrique autour du Soleil. Son périhélie (point le plus proche) est à \(d_P = 0{,}60\ \text{UA}\) du Soleil, son aphélie (point le plus éloigné) à \(d_A = 18\ \text{UA}\).
1. Le rayon vecteur reliant le Soleil à la comète balaie des aires égales en des durées égales. La comète se déplace donc plus vite au périhélie (proche du Soleil, sur un arc court) et plus lentement à l'aphélie (loin du Soleil, sur un arc long), pour balayer la même aire sur la même durée.
2. \(d_Pv_P=d_Av_A \Rightarrow v_A = \dfrac{d_Pv_P}{d_A} = \dfrac{0{,}60\times42}{18} = \dfrac{25{,}2}{18} = 1{,}4\ \text{km/s}\).
3. \(v_P/v_A = 42/1{,}4 = 30\), exactement égal au rapport inverse des distances \(d_A/d_P=18/0{,}6=30\) : c'est la traduction directe de la loi des aires, elle-même conséquence de la conservation du moment cinétique de la comète dans le champ de gravitation central du Soleil (aucun moment de force par rapport au Soleil, la force étant toujours radiale).