Sans vitesse horizontale
Un objet lâché est attiré vers le centre de la Terre et atteint rapidement le sol.
Pourquoi un satellite ne tombe-t-il pas sur Terre ? Parce qu'il tombe en permanence… mais suffisamment vite pour manquer la Terre.
Un objet lâché est attiré vers le centre de la Terre et atteint rapidement le sol.
Pendant sa chute, la surface terrestre se courbe sous lui. Si les conditions sont adaptées, sa trajectoire peut devenir une orbite.
On étudie un satellite de masse m en orbite circulaire de rayon r autour d'un astre de masse M. Le référentiel lié au centre de l'astre est supposé galiléen.
Le vecteur unitaire u⃗r est dirigé du centre de l'astre vers le satellite ; le signe − traduit une force dirigée vers le centre.
Le vecteur vitesse est tangent à l'orbite. Le vecteur accélération est radial et centripète.
En une période T, le satellite parcourt la circonférence 2πr :
Plus une orbite circulaire est éloignée, plus la vitesse orbitale est faible et plus la période est longue.
Chaque planète décrit une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers. Le cercle est un cas particulier d'ellipse.
Le segment reliant la planète au Soleil balaie des aires égales pendant des durées égales.
Pour des objets orbitant autour du même astre :
a désigne le demi-grand axe de l'ellipse. Pour une orbite circulaire, a = r.
Cette dernière expression est établie à partir du mouvement circulaire et constitue la troisième loi de Kepler dans ce cas.
L'ellipse dessinée représente ici une orbite circulaire vue en perspective.
Un satellite géostationnaire paraît immobile au-dessus d'un même point de l'équateur.
Son altitude reste constante.
L'orbite appartient au plan de l'équateur.
Il tourne vers l'est avec la période de rotation sidérale terrestre : 23 h 56 min 4 s.
Pour vérifier la loi, on calcule T²/a³ pour plusieurs planètes en utilisant des unités cohérentes.
| Planète | a (10¹¹ m) | T (10⁷ s) | T²/a³ (10⁻¹⁹ s²·m⁻³) |
|---|
Avec un tableur ou Python, on peut tracer T² en fonction de a³. Si les points sont alignés avec l'origine, alors T² est proportionnel à a³. Le coefficient directeur vaut 4π²/(GMSoleil).
À partir de positions relevées à intervalles de temps égaux, on forme des triangles ayant le Soleil pour sommet. Avec un tableur ou Python, on calcule approximativement chaque aire par :
Des aires voisines pour des durées identiques valident numériquement la deuxième loi de Kepler, dans la limite des incertitudes et de l'approximation géométrique.
Données : G = 6,67 × 10⁻¹¹ m³·kg⁻¹·s⁻² ; MT = 5,97 × 10²⁴ kg ; RT = 6,37 × 10⁶ m ; T = 86 164 s.
1. La deuxième loi de Newton donne mv²/r = GMTm/r², donc v = √(GMT/r).
2. Avec T = 2πr/v, on obtient T² = 4π²r³/(GMT).
3. r = ∛(GMTT²/4π²) = 4,22 × 10⁷ m. Ainsi h = r − RT = 3,58 × 10⁷ m ≈ 35 800 km.
4. L'orbite doit être circulaire, équatoriale et parcourue dans le sens de rotation de la Terre.
1. Dans une orbite circulaire, le vecteur accélération est :
2. Quand le rayon orbital augmente :
3. La deuxième loi de Kepler signifie que :
4. Pour être géostationnaire, un satellite doit notamment :
Circulaire + équatorial + même sens + période sidérale terrestre.