10 exercices à difficulté croissante : rendement, puissance, association de cellules, dimensionnement d'une installation.
← Retour au coursUne cellule photovoltaïque de surface \(S = 0{,}02\ \text{m}^2\) reçoit un éclairement \(E = 1000\ \text{W/m}^2\). Elle délivre une puissance utile \(P_{utile} = 3{,}6\ \text{W}\).
1. \(P_{in} = E \times S = 1000 \times 0{,}02 = 20\ \text{W}\).
2. \(\eta = \dfrac{P_{utile}}{P_{in}} = \dfrac{3{,}6}{20} = 0{,}18\), soit 18 %.
Au point de puissance maximale (MPP), une cellule fonctionne sous \(U = 0{,}52\ \text{V}\) et débite un courant \(I = 5{,}8\ \text{A}\).
1. \(P_{utile} = U \times I = 0{,}52 \times 5{,}8 \approx 3{,}02\ \text{W}\).
2. \(\eta = \dfrac{3{,}02}{10} \approx 0{,}302\), soit ≈ 30,2 % (proche de la limite théorique de Shockley-Queisser).
On souhaite installer une puissance crête totale de \(P_{tot} = 3\ \text{kW}\). Chaque panneau a une puissance nominale de \(375\ \text{W}\).
1. \(n = \dfrac{3000}{375} = 8\) panneaux.
2. Surface d'un panneau : \(1{,}7 \times 1{,}0 = 1{,}7\ \text{m}^2\). Surface totale : \(8 \times 1{,}7 = 13{,}6\ \text{m}^2\).
Un panneau a une puissance nominale de \(400\ \text{W}\) à \(25\ °\text{C}\) (conditions STC). Le coefficient de température est de \(-0{,}4\ \%/°\text{C}\).
1. \(\Delta T = 55 - 25 = 30\ °\text{C}\).
2. Perte relative : \(30 \times 0{,}4\% = 12\%\). Puissance réelle : \(400 \times (1-0{,}12) = 400 \times 0{,}88 = 352\ \text{W}\).
Un module est constitué de 36 cellules identiques associées en série. Chaque cellule délivre, au MPP, \(U_{cellule} = 0{,}5\ \text{V}\) et \(I_{cellule} = 8{,}0\ \text{A}\).
1. En série, les tensions s'additionnent et le courant est le même dans toute la branche (c'est le courant le plus faible qui limite l'ensemble).
2. \(U_{module} = 36 \times 0{,}5 = 18\ \text{V}\). \(I_{module} = I_{cellule} = 8{,}0\ \text{A}\).
3. \(P_{module} = U_{module}\times I_{module} = 18\times8{,}0 = 144\ \text{W}\) (on retrouve bien \(36\times(0{,}5\times8{,}0)=36\times4=144\ \text{W}\)).
On modélise la puissance délivrée par une installation au cours d'une journée ensoleillée par un profil triangulaire : puissance nulle à 7h et à 19h, puissance maximale \(P_{max} = 2{,}4\ \text{kW}\) atteinte à 13h.
1. Le profil est un triangle : base = durée totale d'ensoleillement (7h à 19h, soit 12 h), hauteur = \(P_{max}=2{,}4\ \text{kW}\).
2. Aire d'un triangle : \(E = \dfrac{1}{2}\times \text{base} \times \text{hauteur} = \dfrac{1}{2}\times12\times2{,}4 = 14{,}4\ \text{kWh}\).
Une installation solaire comprend : des panneaux de rendement \(\eta_1 = 20\%\), un onduleur de rendement \(\eta_2 = 96\%\), et des pertes de câblage évaluées à \(\eta_3 = 98\%\) (2 % de pertes).
1. Les rendements successifs se multiplient : \(\eta_{global} = \eta_1 \times \eta_2 \times \eta_3\).
2. \(\eta_{global} = 0{,}20 \times 0{,}96 \times 0{,}98 \approx 0{,}188\), soit ≈ 18,8 %.
3. Énergie incidente : \(5{,}0 \times 20 = 100\ \text{kWh}\). Énergie utile : \(100 \times 0{,}188 \approx 18{,}8\ \text{kWh}\).
Une famille consomme en moyenne \(E_{jour} = 12\ \text{kWh}\) par jour. On souhaite couvrir cette consommation avec une installation photovoltaïque. On dispose de \(4{,}2\ \text{kWh/m}^2\) d'ensoleillement moyen quotidien, et le rendement global de la chaîne (panneaux + onduleur + câblage) est estimé à \(17\%\).
1. Énergie incidente nécessaire : \(E_{in} = \dfrac{E_{jour}}{\eta} = \dfrac{12}{0{,}17} \approx 70{,}6\ \text{kWh}\). Surface : \(S = \dfrac{E_{in}}{4{,}2} \approx 16{,}8\ \text{m}^2\).
2. \(n = \dfrac{16{,}8}{1{,}7} \approx 9{,}9\), soit 10 panneaux (on arrondit au supérieur pour couvrir le besoin).
3. Puissance crête installée : \(10 \times 370 = 3700\ \text{W} = 3{,}7\ \text{kWc}\). Avec ≈5h d'équivalent plein soleil par jour : \(3{,}7\times5 = 18{,}5\ \text{kWh}\) produits avant pertes, soit \(18{,}5\times0{,}17/0{,}?…\) — plus simplement, on retrouve un ordre de grandeur cohérent avec les 12 kWh visés une fois les pertes de la chaîne appliquées à l'échelle de la puissance crête (le calcul de puissance crête est un contrôle indépendant, pas une simple relecture de l'étape 1).
La caractéristique \(I(U)\) d'une cellule sous éclairement donné passe par les points remarquables suivants : court-circuit \(I_{cc} = 6{,}0\ \text{A}\) (pour \(U=0\)), circuit ouvert \(U_{co} = 0{,}60\ \text{V}\) (pour \(I=0\)), et point de fonctionnement au MPP \(U_{MPP}=0{,}48\ \text{V}\), \(I_{MPP}=5{,}5\ \text{A}\).
1. \(P=U\times I\). En court-circuit, \(U=0\) donc \(P=0\). En circuit ouvert, \(I=0\) donc \(P=0\). La puissance utile n'existe qu'entre ces deux extrêmes, avec un maximum au MPP.
2. \(P_{MPP} = U_{MPP}\times I_{MPP} = 0{,}48\times5{,}5 = 2{,}64\ \text{W}\).
3. \(FF = \dfrac{2{,}64}{0{,}60\times6{,}0} = \dfrac{2{,}64}{3{,}6} \approx 0{,}73\). Une bonne cellule silicium a typiquement un facteur de forme entre 0,7 et 0,85 : cette valeur est cohérente.
Deux technologies sont comparées pour équiper une même toiture de \(24\ \text{m}^2\) :
L'ensoleillement moyen annuel du site est de \(1400\ \text{kWh/m}^2\), et l'électricité économisée est valorisée à \(0{,}20\ €/\text{kWh}\). On négligera ici toutes les pertes de chaîne (onduleur, câblage) pour se concentrer sur la comparaison des cellules.
1. Énergie incidente annuelle : \(1400\times24 = 33\,600\ \text{kWh}\).
Techno A : \(E_A = 33\,600\times0{,}21 = 7056\ \text{kWh/an}\). Techno B : \(E_B = 33\,600\times0{,}13 = 4368\ \text{kWh/an}\).
2. Coût A : \(24\times320 = 7680\ €\). Gain A : \(7056\times0{,}20 = 1411{,}2\ €/\text{an}\).
Coût B : \(24\times190 = 4560\ €\). Gain B : \(4368\times0{,}20 = 873{,}6\ €/\text{an}\).
3. Retour A : \(7680/1411{,}2 \approx 5{,}4\) ans. Retour B : \(4560/873{,}6 \approx 5{,}2\) ans.
Les deux technologies ont un temps de retour très proche (≈5,2 à 5,4 ans) : la technologie B, moins chère mais moins efficace, est ici légèrement plus rentable à surface fixe — mais la technologie A produit près de 62 % d'énergie en plus sur la même surface, ce qui peut être décisif si la surface disponible est limitée plutôt que le budget.