10 exercices à difficulté croissante : charge électrique, loi de Faraday, dépôts métalliques, rendement faradique.
← Retour au coursUn courant d'intensité \(I=2{,}0\ \text{A}\) traverse une cellule d'électrolyse pendant \(\Delta t=15\ \text{min}\).
1. \(Q = I\times\Delta t\).
2. \(\Delta t = 15\times60 = 900\ \text{s}\). \(Q = 2{,}0\times900 = 1800\ \text{C}\).
Dans une cellule d'électrolyse, un générateur impose le sens du courant entre deux électrodes plongées dans une solution ionique.
1. L'anode est l'électrode où se produit l'oxydation (perte d'électrons). La cathode est l'électrode où se produit la réduction (gain d'électrons).
2. En électrolyse, le générateur impose aux électrons de sortir de l'électrode reliée à sa borne + : cette électrode perd donc des électrons, c'est le siège d'une oxydation, il s'agit de l'anode.
Une charge \(Q=9{,}65\times10^{4}\ \text{C}\) traverse un circuit d'électrolyse. On donne la constante de Faraday \(F=9{,}65\times10^{4}\ \text{C/mol}\) (charge d'une mole d'électrons).
1. \(Q = n(e^-)\times F\).
2. \(n(e^-) = \dfrac{Q}{F} = \dfrac{9{,}65\times10^4}{9{,}65\times10^4} = 1{,}0\ \text{mol}\).
Lors de l'électrolyse d'une solution de sulfate de cuivre, la réaction à la cathode est \(\text{Cu}^{2+} + 2e^- \rightarrow \text{Cu}\). On fait passer une charge \(Q=3{,}86\times10^{4}\ \text{C}\). On donne \(F=9{,}65\times10^4\ \text{C/mol}\), \(M(\text{Cu})=63{,}5\ \text{g/mol}\).
1. \(n(e^-) = \dfrac{Q}{F} = \dfrac{3{,}86\times10^4}{9{,}65\times10^4} = 0{,}40\ \text{mol}\).
2. D'après la demi-équation, \(n(\text{Cu}) = \dfrac{n(e^-)}{2} = \dfrac{0{,}40}{2} = 0{,}20\ \text{mol}\).
\(m(\text{Cu}) = n(\text{Cu})\times M(\text{Cu}) = 0{,}20\times63{,}5 = 12{,}7\ \text{g}\).
L'électrolyse de l'eau produit du dihydrogène à la cathode selon \(2\,\text{H}_2\text{O}+2e^- \rightarrow \text{H}_2+2\,\text{HO}^-\). Un courant \(I=0{,}50\ \text{A}\) circule pendant \(\Delta t=40\ \text{min}\). On donne \(F=9{,}65\times10^4\ \text{C/mol}\), volume molaire \(V_m=24{,}0\ \text{L/mol}\) dans les conditions de l'expérience.
1. \(\Delta t = 40\times60=2400\ \text{s}\). \(Q=I\Delta t = 0{,}50\times2400=1200\ \text{C}\).
\(n(e^-) = \dfrac{1200}{9{,}65\times10^4} \approx 1{,}24\times10^{-2}\ \text{mol}\).
2. \(n(\text{H}_2) = \dfrac{n(e^-)}{2} \approx 6{,}22\times10^{-3}\ \text{mol}\).
\(V(\text{H}_2) = n(\text{H}_2)\times V_m \approx 6{,}22\times10^{-3}\times24{,}0 \approx 0{,}149\ \text{L} \approx 149\ \text{mL}\).
On souhaite déposer une masse \(m=5{,}0\ \text{g}\) d'argent par électrolyse (\(\text{Ag}^++e^- \rightarrow \text{Ag}\)), avec un courant d'intensité \(I=1{,}5\ \text{A}\). On donne \(M(\text{Ag})=108\ \text{g/mol}\), \(F=9{,}65\times10^4\ \text{C/mol}\).
1. \(n(\text{Ag}) = \dfrac{m}{M} = \dfrac{5{,}0}{108} \approx 4{,}63\times10^{-2}\ \text{mol}\).
2. D'après la stœchiométrie 1:1, \(n(e^-) = n(\text{Ag}) \approx 4{,}63\times10^{-2}\ \text{mol}\). \(Q = n(e^-)\times F \approx 4{,}63\times10^{-2}\times9{,}65\times10^4 \approx 4468\ \text{C}\).
3. \(\Delta t = \dfrac{Q}{I} = \dfrac{4468}{1{,}5} \approx 2979\ \text{s} \approx 49{,}6\ \text{min}\).
Lors de l'électrolyse d'une solution aqueuse de chlorure de sodium (saumure), on observe un dégagement gazeux aux deux électrodes : à l'anode, \(2\,\text{Cl}^- \rightarrow \text{Cl}_2+2e^-\) ; à la cathode, \(2\,\text{H}_2\text{O}+2e^- \rightarrow \text{H}_2+2\,\text{HO}^-\).
1. Les deux demi-équations échangent chacune 2 électrons, elles s'additionnent directement : \(2\,\text{Cl}^-+2\,\text{H}_2\text{O} \rightarrow \text{Cl}_2+\text{H}_2+2\,\text{HO}^-\).
2. \(n(e^-) = \dfrac{Q}{F} = \dfrac{1{,}93\times10^5}{9{,}65\times10^4} = 2{,}0\ \text{mol}\).
D'après les demi-équations (2 électrons pour 1 mol de chaque gaz) : \(n(\text{Cl}_2) = n(\text{H}_2) = \dfrac{n(e^-)}{2} = 1{,}0\ \text{mol}\).
Lors d'un dépôt électrolytique de nickel (\(\text{Ni}^{2+}+2e^- \rightarrow \text{Ni}\)), on fait passer un courant \(I=3{,}0\ \text{A}\) pendant \(\Delta t=25\ \text{min}\). On donne \(M(\text{Ni})=58{,}7\ \text{g/mol}\), \(F=9{,}65\times10^4\ \text{C/mol}\). La masse de nickel réellement déposée, mesurée par pesée, est \(m_{reel}=1{,}52\ \text{g}\) (des réactions secondaires, comme le dégagement de \(\text{H}_2\), consomment une partie du courant).
1. \(\Delta t = 25\times60=1500\ \text{s}\). \(Q = I\Delta t = 3{,}0\times1500=4500\ \text{C}\).
\(n(e^-) = \dfrac{4500}{9{,}65\times10^4} \approx 4{,}66\times10^{-2}\ \text{mol}\). \(n(\text{Ni})_{theo} = \dfrac{n(e^-)}{2} \approx 2{,}33\times10^{-2}\ \text{mol}\).
\(m_{theo} = n(\text{Ni})_{theo}\times M(\text{Ni}) \approx 2{,}33\times10^{-2}\times58{,}7 \approx 1{,}37\ \text{g}\).
2. \(\eta = \dfrac{1{,}52}{1{,}37} \approx 1{,}11\), soit environ 111 %...
Ce résultat supérieur à 100 % est physiquement impossible pour un rendement faradique : il indique une incohérence dans les données (masse réelle mesurée supérieure à la masse théorique maximale), ce qui inviterait en situation réelle à vérifier la pesée ou les données de l'énoncé — un bon réflexe d'esprit critique à avoir face à un résultat aberrant.
L'aluminium est produit industriellement par électrolyse selon \(\text{Al}^{3+}+3e^- \rightarrow \text{Al}\), sous des intensités très élevées. Une cuve d'électrolyse fonctionne sous \(I=1{,}50\times10^5\ \text{A}\) en continu. On donne \(M(\text{Al})=27{,}0\ \text{g/mol}\), \(F=9{,}65\times10^4\ \text{C/mol}\), rendement faradique réel \(\eta=95{,}0\%\).
1. \(\Delta t = 24\times3600 = 86\,400\ \text{s}\). \(Q = I\Delta t = 1{,}50\times10^5\times86\,400 \approx 1{,}296\times10^{10}\ \text{C}\).
2. \(n(e^-)_{theo} = \dfrac{Q}{F} \approx \dfrac{1{,}296\times10^{10}}{9{,}65\times10^4} \approx 1{,}343\times10^5\ \text{mol}\).
\(n(\text{Al})_{theo} = \dfrac{n(e^-)_{theo}}{3} \approx 4{,}477\times10^4\ \text{mol}\).
\(m_{theo} = n(\text{Al})_{theo}\times M(\text{Al}) \approx 4{,}477\times10^4\times27{,}0 \approx 1{,}209\times10^6\ \text{g} \approx 1209\ \text{kg}\).
Masse réelle : \(m_{reel} = \eta\times m_{theo} = 0{,}950\times1209 \approx 1148\ \text{kg} \approx 1{,}15\ \text{t}\) d'aluminium produites par jour, pour cette seule cuve.
On souhaite purifier électrolytiquement (affinage) une anode de cuivre impur de masse \(m_{anode}=500\ \text{g}\), pour déposer du cuivre pur à la cathode selon \(\text{Cu}^{2+}+2e^- \rightarrow \text{Cu}\) (à la cathode) et \(\text{Cu} \rightarrow \text{Cu}^{2+}+2e^-\) (dissolution à l'anode). L'anode contient \(96{,}0\%\) en masse de cuivre pur (le reste étant des impuretés non électroactives qui tombent au fond de la cuve sans réagir). On donne \(M(\text{Cu})=63{,}5\ \text{g/mol}\), \(F=9{,}65\times10^4\ \text{C/mol}\), et on souhaite dissoudre entièrement le cuivre présent dans l'anode avec un courant \(I=8{,}0\ \text{A}\), rendement faradique supposé de 100 %.
1. \(m_{Cu} = 0{,}960\times500 = 480\ \text{g}\).
2. \(n(\text{Cu}) = \dfrac{480}{63{,}5} \approx 7{,}56\ \text{mol}\). \(n(e^-) = 2\times n(\text{Cu}) \approx 15{,}12\ \text{mol}\).
\(Q = n(e^-)\times F \approx 15{,}12\times9{,}65\times10^4 \approx 1{,}459\times10^6\ \text{C}\).
3. \(\Delta t = \dfrac{Q}{I} = \dfrac{1{,}459\times10^6}{8{,}0} \approx 1{,}823\times10^5\ \text{s} \approx 50{,}6\ \text{h}\).
4. Toute la charge ayant servi à dissoudre 480 g de cuivre pur à l'anode sert exactement à redéposer la même quantité de matière de cuivre à la cathode (même nombre d'électrons échangés) : on obtient donc 480 g de cuivre pur à la cathode. L'intérêt du procédé est que les impuretés de l'anode, non électroactives, restent au fond de la cuve (« boues anodiques ») au lieu de se redéposer, permettant d'obtenir un cuivre cathodique de très haute pureté (typiquement >99,9%), impossible à atteindre par simple fusion de l'anode impure.