Le constat
L'eau reste stable dans les conditions usuelles. Sa transformation en dihydrogène et dioxygène ne se produit pas spontanément.
Une pile produit un courant grâce à une transformation spontanée. Un électrolyseur fait l'inverse : il utilise l'énergie électrique pour imposer une transformation chimique.
L'eau reste stable dans les conditions usuelles. Sa transformation en dihydrogène et dioxygène ne se produit pas spontanément.
Un générateur impose un courant dans le système. Les électrons reçus à une électrode et arrachés à l'autre rendent possible cette évolution.
| Pile en fonctionnement | Électrolyseur | |
|---|---|---|
| Évolution | Spontanée | Forcée par un générateur |
| Conversion | Chimique → électrique | Électrique → chimique |
| Anode | Oxydation, borne − | Oxydation, reliée à la borne + du générateur |
| Cathode | Réduction, borne + | Réduction, reliée à la borne − du générateur |
L'espèce cède des électrons.
Dans l'électrolyse de l'eau en milieu basique, du dioxygène est formé à l'anode :
L'espèce capte des électrons.
Dans l'électrolyse de l'eau, du dihydrogène est formé à la cathode :
On multiplie la demi-équation cathodique par 2, puis on additionne. Les électrons et les ions HO⁻ présents des deux côtés se simplifient :
Dans une solution aqueuse, plusieurs espèces peuvent parfois réagir. L'énoncé fournit alors les couples oxydant-réducteur ou des observations expérimentales. On écrit les demi-équations possibles, puis on retient celles compatibles avec les données.
On n'identifie jamais un produit uniquement à partir du signe de l'électrode.
Q en coulombs, I en ampères et Δt en secondes.
Avec la constante de Faraday F ≈ 9,65 × 10⁴ C·mol⁻¹.
On utilise les coefficients de la demi-équation électronique.
Un courant de 2,0 A circule pendant 30 min lors de l'électrolyse de l'eau.
Le générateur ferme le circuit : sa borne négative fournit les électrons à la cathode et sa borne positive les récupère à l'anode.
Modèle idéal : Vm = 24,0 L·mol⁻¹ et rendement faradique de 100 %. À intensité fixée, U ne change pas la quantité produite ; elle modifie l'énergie consommée E = UIΔt.
Elle transforme spontanément l'énergie chimique en énergie électrique. Les réactifs s'usent pendant la décharge.
À la décharge, il fonctionne comme une pile. Pendant la recharge, le générateur force la transformation inverse : il fonctionne comme un électrolyseur.
Elle peut produire du dihydrogène, déposer un métal, purifier du cuivre ou fabriquer certaines substances industrielles.
On veut déposer du cuivre sur un objet. À la cathode se produit :
Le courant a une intensité I = 1,50 A pendant 40,0 min. Données : F = 9,65 × 10⁴ C·mol⁻¹ ; M(Cu) = 63,5 g·mol⁻¹.
1. Cu²⁺ capte des électrons : il subit une réduction, nécessairement à la cathode.
2. Δt = 40,0 × 60 = 2 400 s ; Q = 1,50 × 2 400 = 3,60 × 10³ C.
3. n(e⁻) = Q/F = 3,73 × 10⁻² mol. La demi-équation donne n(Cu) = n(e⁻)/2 = 1,87 × 10⁻² mol.
4. m(Cu) = nM = 1,87 × 10⁻² × 63,5 = 1,18 g.
1. Où se produit toujours l'oxydation ?
2. Dans un électrolyseur, la cathode est reliée :
3. Un courant de 0,50 A circule pendant 10 min. Quelle charge est transférée ?
4. Pour Cu²⁺ + 2 e⁻ → Cu, une mole de cuivre nécessite :
5. Pendant la recharge d'un accumulateur :
Anode : oxydation. Cathode : réduction. Cette règle est universelle.
Pile : chimique → électrique. Électrolyseur : électrique → chimique.
Q = IΔt, puis n(e⁻) = Q/F, puis relation stœchiométrique.
Identifier les produits avec les demi-équations et les données, jamais en devinant.