Première · Spécialité Physique-Chimie · Chimie

Chapitre 2 — De la structure des entités aux propriétés de la matière

Schémas de Lewis et géométrie · Électronégativité et polarité · Cohésion et interactions · Dissolution et extraction · Savons — animations interactives, quiz et exercices de bac corrigés

1. Le schéma de Lewis d'une entité
🎯 Objectif bac : établir le schéma de Lewis d'une molécule ou d'un ion à partir du tableau périodique

Le schéma de Lewis d'une entité (molécule, ion mono ou polyatomique) représente la répartition des électrons de valence autour de chaque atome : les doublets liants (partagés entre deux atomes, formant une liaison covalente) et les doublets non liants (propres à un seul atome).

Établir un schéma de Lewis

📋 Méthode bac — construire un schéma de Lewis
  1. Compter le nombre d'électrons de valence de chaque atome (numéro de colonne du tableau périodique).
  2. Sommer ces électrons ; pour un ion, ajouter (charge négative) ou retirer (charge positive) des électrons.
  3. Relier les atomes par des doublets liants de façon à respecter la règle de l'octet (8 électrons) ou du duet (2 électrons pour H).
  4. Placer les électrons restants en doublets non liants pour satisfaire la règle de l'octet sur chaque atome.
Lacune électronique : certains atomes (bore, aluminium…) ne peuvent pas toujours compléter leur octet ; il leur manque alors un doublet — on parle de lacune électronique, une case vide capable d'accueillir un doublet d'une autre espèce.

Explorateur de molécules

Choisis une molécule pour visualiser son schéma de Lewis, sa géométrie et sa polarité (sections suivantes) :

🎮 Explorateur — schéma de Lewis, géométrie et polarité
2. Géométrie des entités (méthode VSEPR)
🎯 Objectif bac : interpréter la géométrie d'une entité à partir de son schéma de Lewis

La géométrie d'une molécule se déduit du schéma de Lewis : les doublets (liants et non liants) autour de l'atome central se répartissent dans l'espace de façon à minimiser leurs répulsions mutuelles.

Doublets autour de l'atome centralNotation AXₙEₘGéométrieAngle(s) typique(s)Exemple
4 doublets liants, 0 non liantAX₄E₀Tétraédrique≈ 109,5°CH₄
3 doublets liants, 1 non liantAX₃E₁Pyramidale≈ 107°NH₃
2 doublets liants, 2 non liantsAX₂E₂Coudée≈ 104,5°H₂O
2 doublets liants (liaisons doubles), 0 non liantAX₂E₀Linéaire180°CO₂

Notation AXnEm : X = nombre de doublets liants (substituants), E = nombre de doublets non liants sur l'atome central A.

Règle générale : plus il y a de doublets non liants sur l'atome central, plus les angles de liaison se referment légèrement par rapport à l'angle tétraédrique idéal (109,5°), car les doublets non liants repoussent davantage que les doublets liants.

Représenter la géométrie en perspective : la représentation de Cram

Pour dessiner une molécule en respectant sa géométrie réelle sur une feuille (donc en 2D), on utilise la représentation de Cram (ou projection de Natta), introduite par Giulio Natta dans les années 1940 et popularisée par Donald Cram.

📋 Règles de la représentation de Cram
  1. Une liaison entre deux atomes situés dans le plan de la feuille se représente par un trait simple.
  2. Une liaison vers un atome situé en avant du plan se représente par un triangle plein (pointe côté atome dans le plan, base côté atome en avant).
  3. Une liaison vers un atome situé en arrière du plan se représente par un triangle hachuré, avec la même orientation.
  4. On choisit comme plan de la feuille celui qui contient le plus grand nombre de liaisons possible, pour limiter le nombre de triangles nécessaires.
⚠️ Piège classique sur la représentation de Cram
• Pour NH₃ (3 liaisons), on ne peut placer que 2 liaisons dans le plan au maximum : la 3ᵉ est nécessairement en avant ou en arrière (1 seul triangle, jamais deux). Représenter l'azote seul dans le plan avec 3 triangles à 120° autour de lui n'est pas la convention standard.
• Pour CH₄ (4 liaisons), le plan contient au maximum 2 liaisons : les 2 autres sont représentées par 1 triangle plein et 1 triangle hachuré.

💡 Utilise l'explorateur de la section précédente : les molécules CH₄ et NH₃ y sont dessinées selon la représentation de Cram (traits, triangle plein, triangle hachuré).

⚠️ Pièges classiques
• La géométrie d'une molécule dépend de tous les doublets de l'atome central, pas seulement des doublets liants.
• CO₂ est linéaire malgré 2 atomes d'oxygène « autour » du carbone : ses doublets liants sont doubles, donc seulement 2 directions.
3. Électronégativité et polarité
🎯 Objectif bac : déterminer le caractère polaire ou apolaire d'une liaison et d'une entité moléculaire

L'électronégativité d'un atome traduit sa capacité à attirer vers lui les électrons d'une liaison covalente. Elle augmente globalement de gauche à droite et de bas en haut du tableau périodique.

Polarisation d'une liaison

Lorsque deux atomes liés ont des électronégativités différentes, le doublet liant est attiré préférentiellement vers l'atome le plus électronégatif : la liaison est polarisée. L'atome le plus électronégatif porte une charge partielle δ⁻, l'autre une charge partielle δ⁺.

\(\overset{\delta^+}{\text{H}} \!-\! \overset{\delta^-}{\text{O}}\)

Polarité d'une entité moléculaire

Une molécule est polaire si ses liaisons polarisées ne se compensent pas géométriquement (la molécule n'est pas symétrique). Elle est apolaire si les polarisations s'annulent par symétrie, même si chaque liaison est individuellement polarisée.

Exemple : H₂O (coudée)

Les deux liaisons O–H sont polarisées. La molécule étant coudée (non symétrique), les effets s'additionnent : H₂O est polaire.

Exemple : CO₂ (linéaire)

Les deux liaisons C=O sont polarisées, mais la molécule étant linéaire et symétrique, les deux effets s'annulent : CO₂ est apolaire.

💡 Retourne à l'explorateur de la section 1 : le panneau d'information affiche, pour chaque molécule choisie, sa polarité et le raisonnement associé.
📋 Méthode bac — déterminer la polarité d'une molécule
  1. Identifier les liaisons polarisées grâce aux différences d'électronégativité.
  2. Déterminer la géométrie de la molécule (méthode VSEPR).
  3. Examiner si la géométrie est symétrique par rapport à l'atome central.
  4. Conclure : symétrique ⟹ polarisations compensées ⟹ apolaire ; non symétrique ⟹ polaire.
✅ Quiz d'étape — Lewis, géométrie, polarité

Q1. Dans un schéma de Lewis, un doublet non liant est un doublet d'électrons qui :

Q2. Un atome central entouré de 3 doublets liants et 1 doublet non liant a une géométrie :

Q3. CO₂ possède des liaisons C=O polarisées, mais la molécule est apolaire car :

4. Cohésion dans un solide et interactions entre entités
🎯 Objectif bac : expliquer la cohésion d'un solide à partir des interactions entre entités

À l'échelle macroscopique, un solide tient sa cohésion de forces d'attraction électriques entre les entités qui le constituent, à l'échelle microscopique.

Type de solideInteraction responsable de la cohésionIntensité relative
Solide ionique (ex : NaCl)Interaction entre ions de charges opposéesForte
Solide moléculaire polaire (ex : glace)Interaction entre entités polaires (+ liaison hydrogène)Moyenne
Solide moléculaire apolaire (ex : diiode)Interaction entre entités apolaires (Van der Waals)Faible

La liaison hydrogène

Lorsqu'un atome d'hydrogène est lié à un atome très électronégatif (O, N, F), il peut établir une interaction supplémentaire, plus forte qu'une interaction habituelle entre entités polaires, avec un doublet non liant d'un atome électronégatif voisin : c'est le pont hydrogène. Il explique par exemple pourquoi l'eau reste liquide à température ambiante alors que des molécules de masse comparable sont gazeuses.

⚠️ Pièges classiques
• Ne pas confondre les liaisons covalentes (au sein d'une molécule, fortes) avec les interactions entre entités (entre molécules ou ions voisins, plus faibles) responsables de la cohésion macroscopique.
• Le pont hydrogène nécessite un atome H lié à O, N ou F : toutes les molécules polaires n'en forment pas.
5. Dissolution d'un solide ionique dans l'eau
🎯 Objectif bac : modéliser et écrire l'équation de dissolution d'un solide ionique

L'eau, molécule polaire, est capable de dissocier un solide ionique et de solvater (entourer) les ions ainsi libérés : les molécules d'eau orientent leur pôle δ⁻ (l'oxygène) vers les cations et leur pôle δ⁺ (les hydrogènes) vers les anions.

Équation de dissolution

On modélise la dissolution d'un solide ionique par une équation de réaction, en utilisant les notations (s) pour solide et (aq) pour aqueux (dissous dans l'eau) :

\(\text{NaCl (s)} \; \xrightarrow{\ \text{eau}\ } \; \text{Na}^+\text{(aq)} + \text{Cl}^-\text{(aq)}\)
🎮 Animation — dissolution du chlorure de sodium dans l'eau
Cristal de NaCl avant dissolution
Na⁺ (cation)Cl⁻ (anion)molécules d'eau (dipôle orienté)
Dans le cristal, les ions Na⁺ et Cl⁻ sont maintenus par une forte interaction électrique. Clique pour observer leur dissociation et leur solvatation par les molécules d'eau.
📋 Méthode bac — écrire une équation de dissolution
  1. Identifier la formule statistique du solide ionique et les ions qui le composent.
  2. Écrire chaque ion avec sa charge et la notation (aq).
  3. Vérifier la conservation des éléments et de la charge électrique globale entre les deux membres.
  4. Pour calculer la concentration des ions obtenus, utiliser les coefficients stœchiométriques de l'équation.
Exemple — dissolution du chlorure de calcium \(\text{CaCl}_2\text{(s)} \; \rightarrow \; \text{Ca}^{2+}\text{(aq)} + 2\,\text{Cl}^-\text{(aq)}\)

Si C est la concentration en CaCl₂ dissous, alors [Ca²⁺] = C et [Cl⁻] = 2C (deux fois plus d'ions chlorure que de chlorure de calcium dissous).

6. Extraction par un solvant, solubilité, miscibilité
🎯 Objectif bac : interpréter un protocole d'extraction à partir des solubilités

La solubilité d'une espèce chimique dans un solvant dépend de la ressemblance entre leurs interactions : une espèce polaire se dissout préférentiellement dans un solvant polaire, une espèce apolaire dans un solvant apolaire (règle empirique « qui se ressemble se dissout »).

Extraction liquide-liquide

Lorsque deux solvants sont non miscibles (ils forment deux phases distinctes, comme l'eau et le cyclohexane), on peut extraire une espèce chimique de la phase aqueuse vers la phase organique si elle y est plus soluble.

🎮 Simulateur — extraction liquide-liquide d'une espèce colorée
Phase organique (moins dense) Phase aqueuse Espèce colorée extraite
80%
📋 Méthode bac — interpréter un protocole d'extraction
  1. Comparer la polarité de l'espèce à extraire avec celle des deux solvants.
  2. Choisir le solvant extracteur : celui dans lequel l'espèce est la plus soluble et qui est non miscible avec la phase de départ.
  3. Repérer la position des deux phases dans l'ampoule à décanter à l'aide de leur densité (la phase la plus dense est en bas).
  4. Récupérer la phase contenant l'espèce extraite par décantation.
⚠️ Pièges classiques
• La position des phases dans l'ampoule dépend de la densité, pas de la polarité : un solvant organique peut être au-dessus ou en dessous de l'eau selon sa densité.
• Miscibilité et solubilité sont deux notions liées mais différentes : deux liquides miscibles se mélangent en une seule phase.
7. Hydrophilie, lipophilie et amphiphilie
🎯 Objectif bac : expliquer le caractère amphiphile et les propriétés lavantes d'un savon
Hydrophile

Qui a de l'affinité pour l'eau (polaire) — se dissout facilement dans l'eau.

Lipophile

Qui a de l'affinité pour les graisses (apolaires) — soluble dans un solvant apolaire.

Une molécule de savon : structure amphiphile

Une molécule de savon possède une tête polaire, hydrophile (ionique, souvent un groupe carboxylate) et une longue chaîne carbonée apolaire, lipophile. On dit qu'elle est amphiphile : elle possède les deux affinités à la fois.

Schéma d'une molécule amphiphile COO⁻ tête hydrophile chaîne carbonée lipophile

Propriétés lavantes

Dans l'eau, les molécules de savon s'organisent en micelles : les chaînes lipophiles se regroupent au centre (loin de l'eau), enfermant les graisses et salissures, tandis que les têtes hydrophiles restent en contact avec l'eau à l'extérieur — ce qui permet d'entraîner les graisses lors du rinçage.

Des tensioactifs (molécules amphiphiles) sont utilisés dans de nombreuses applications : savons et détergents, produits cosmétiques, dispersants pour marées noires, additifs alimentaires (émulsifiants).
📝 Exercice type bac — corrigé détaillé
Exercice — Étude de la molécule de trichlorométhane CHCl₃

On étudie la molécule de trichlorométhane (chloroforme), de formule brute CHCl₃, où l'atome de carbone est central. Données d'électronégativité : χ(C) = 2,5 ; χ(H) = 2,2 ; χ(Cl) = 3,2.

1. Établir le schéma de Lewis de la molécule CHCl₃.
2. En déduire sa géométrie et l'angle de liaison approximatif.
3. Étudier la polarité des liaisons C–H et C–Cl.
4. La molécule est-elle polaire ou apolaire ? Justifier.

Question 1 — Schéma de Lewis
1
Électrons de valence : C (4), H (1), Cl (7×3=21). Total = 4+1+21 = 26 électrons, soit 13 doublets.
2
Le carbone forme 4 liaisons simples : une avec H, trois avec chaque atome de Cl (4 doublets liants = 8 électrons).
Chaque atome de chlore porte 3 doublets non liants pour compléter son octet (3×3 = 9 doublets non liants, soit 18 électrons) ; avec les 4 doublets liants (8 électrons), on retrouve bien 26 électrons au total.
Question 2 — Géométrie
1
Le carbone est entouré de 4 doublets liants et aucun doublet non liant.
Géométrie tétraédrique, angles de liaison proches de 109,5°.
Question 3 — Polarité des liaisons
1
Liaison C–H : χ(C) = 2,5 et χ(H) = 2,2, différence faible (0,3) → liaison très faiblement polarisée.
2
Liaison C–Cl : χ(C) = 2,5 et χ(Cl) = 3,2, différence plus marquée (0,7) → liaison nettement polarisée, le chlore portant δ⁻.
Les 3 liaisons C–Cl sont polarisées, la liaison C–H l'est très peu.
Question 4 — Polarité de la molécule
1
La molécule CHCl₃ est tétraédrique, mais elle n'est PAS symétrique : un sommet porte H, les trois autres portent Cl.
2
Les trois polarisations C–Cl ne se compensent donc pas (contrairement à CCl₄, parfaitement symétrique).
CHCl₃ est une molécule polaire : l'absence de symétrie empêche la compensation des polarisations des liaisons C–Cl.
⚠️ Erreur classique : conclure uniquement à partir de la géométrie tétraédrique « symétrique en apparence » sans vérifier que les 4 substituants sont différents (ici H, Cl, Cl, Cl).
Exercice — Extraction de la caféine

On souhaite extraire la caféine (espèce peu polaire) d'une solution aqueuse à l'aide de dichlorométhane, solvant organique non miscible avec l'eau, plus dense que l'eau (ρ = 1,33 g/mL contre 1,00 g/mL pour l'eau). La caféine est beaucoup plus soluble dans le dichlorométhane que dans l'eau.

1. Justifier le choix du dichlorométhane comme solvant extracteur.
2. Après agitation et décantation dans une ampoule à décanter, indiquer la position (haut ou bas) de chacune des deux phases.
3. Dans quelle phase se trouve majoritairement la caféine après extraction ?

Question 1 — Choix du solvant
Le dichlorométhane est non miscible avec l'eau (formation de deux phases distinctes) et dissout beaucoup mieux la caféine que l'eau : c'est un bon solvant extracteur.
Question 2 — Position des phases
1
Le dichlorométhane (ρ = 1,33 g/mL) est plus dense que l'eau (ρ = 1,00 g/mL).
La phase organique (dichlorométhane) se trouve en bas de l'ampoule, la phase aqueuse au-dessus.
Question 3 — Localisation de la caféine
La caféine, beaucoup plus soluble dans le dichlorométhane, se retrouve majoritairement dans la phase organique (en bas de l'ampoule).
⚠️ Erreur classique : penser que le solvant organique est toujours au-dessus de l'eau — cela dépend uniquement de sa densité, à vérifier pour chaque solvant.
✅ Quiz final — tout le chapitre

Q4. La cohésion d'un solide ionique comme NaCl est assurée principalement par :

Q5. Lors de la dissolution de NaCl dans l'eau, les molécules d'eau orientent :

Q6. Une molécule de savon est dite amphiphile car elle possède :

Q7. Lors d'une extraction liquide-liquide, le solvant extracteur doit être choisi :

🧠 Carte mentale du chapitre
STRUCTURE DES ENTITÉS ET PROPRIÉTÉS Lewis et géométrie doublets liants/non liants VSEPR : tétraédrique, coudée… Polarité électronégativité, δ⁺/δ⁻ symétrie ⟹ polaire/apolaire Cohésion et dissolution interactions ioniques, VdW, pont hydrogène solvatation des ions Extraction et amphiphilie solubilité, miscibilité tête hydrophile + chaîne lipophile (savons)
🎓 Points à retenir pour le bac
Bilan express
Schéma de Lewis : doublets liants (partagés) et non liants (propres à un atome), règle de l'octet / duet.
Géométrie VSEPR : 4 doublets liants → tétraédrique ; 3 liants+1 non liant → pyramidale ; 2 liants+2 non liants → coudée ; 2 liaisons doubles → linéaire.
Polarité d'une liaison : différence d'électronégativité. Polarité d'une molécule : liaisons polarisées + absence de symétrie.
Cohésion d'un solide : interactions ioniques (fortes), interactions entre entités polaires/pont hydrogène, Van der Waals (faibles, apolaires).
Dissolution d'un solide ionique : dissociation + solvatation des ions par les molécules d'eau (polaires).
Extraction liquide-liquide : choisir un solvant non miscible où l'espèce est plus soluble ; position des phases = densité.
Molécule amphiphile (savon) : tête hydrophile + chaîne lipophile ⟹ propriétés lavantes par formation de micelles.

Formules et repères essentiels

Tétraédrique
≈ 109,5°
Pyramidale
≈ 107°
Coudée
≈ 104,5°
Linéaire
180°
Molécule polaire
liaisons polarisées + asymétrie
Amphiphile
tête hydrophile + queue lipophile
🚀 Pour aller plus loin…
Expérimental

Visualiser des modèles moléculaires

Utilise un logiciel gratuit de représentation moléculaire (comme Avogadro ou une application en ligne) pour construire en 3D les molécules étudiées et vérifier leurs angles de liaison réels — la capacité expérimentale attendue par le programme.

Application

Fabriquer son propre savon (saponification)

La réaction de saponification, qui transforme un corps gras en molécules de savon, sera étudiée en détail dans le chapitre de chimie organique — un prolongement naturel des propriétés amphiphiles vues ici.

Histoire des sciences

Gilbert Lewis et la théorie de la liaison covalente

C'est le chimiste américain Gilbert N. Lewis qui, en 1916, propose le modèle du doublet d'électrons partagé pour expliquer la liaison covalente — un modèle simple mais toujours utilisé aujourd'hui pour prévoir la structure des molécules.

Vers le chapitre suivant

Propriétés physico-chimiques et chimie organique

Ce chapitre a expliqué les propriétés macroscopiques (cohésion, solubilité) à partir de la structure microscopique. Le chapitre suivant applique ces notions à la chimie organique : familles fonctionnelles, synthèses et combustions d'espèces chimiques organiques.