- Découvrir l'origine historique de la loi d'Ohm et des grandeurs tension et intensité.
- Comprendre pourquoi certains circuits (série) et d'autres (dérivation) se comportent différemment.
- Relier une découverte scientifique du passé à un phénomène de la vie quotidienne.
- Comprendre le risque électrique domestique et le rôle des dispositifs de protection (disjoncteurs, fusibles).
Document 1 — Georg Ohm, une loi mal accueillie
Pourtant, à l'époque, ses travaux sont accueillis très froidement par la communauté scientifique allemande. Un critique va jusqu'à qualifier son livre de « tissu de fantaisies grossières ». Ohm, découragé, perd même son poste d'enseignant pendant plusieurs années. Ce n'est que progressivement, grâce à la reconnaissance de scientifiques d'autres pays (notamment britanniques), que l'importance de sa découverte est admise.
Il faudra attendre 1881, soit près de 30 ans après la mort d'Ohm, pour qu'un congrès international de physiciens décide de donner son nom à l'unité de résistance électrique : l'ohm, de symbole Ω. Aujourd'hui, la loi d'Ohm est l'une des relations les plus utilisées de toute l'électricité, enseignée dans le monde entier.
1. En quelle année Ohm publie-t-il sa relation entre tension et intensité ?
2. Comment ses travaux ont-ils été accueillis au départ ?
3. Quelle unité porte aujourd'hui le nom d'Ohm ? Que mesure-t-elle ?
Document 2 — Pourquoi une guirlande de Noël s'éteint-elle en entier ?
Les installations électriques de nos maisons fonctionnent au contraire selon un principe de dérivation (ou circuit en parallèle) : chaque pièce, chaque prise, chaque appareil est branché sur une dérivation indépendante. Ainsi, si l'ampoule du salon grille, la télévision de la chambre continue de fonctionner normalement : chaque branche du circuit reçoit sa propre part du courant, indépendamment des autres.
Les guirlandes modernes utilisent aujourd'hui elles aussi des montages en dérivation (ou des systèmes électroniques qui contournent l'ampoule défaillante), justement pour éviter ce défaut bien connu des circuits en série.
1. Pourquoi une vieille guirlande en série s'éteint-elle entièrement quand une seule ampoule grille ?
2. Comment est organisé le circuit électrique d'une maison ? Pourquoi ce choix est-il plus pratique ?
3. D'après les deux schémas, dans quel type de montage l'intensité du courant est-elle la même partout ?
Document 3 — Le risque électrique à la maison
Le disjoncteur général coupe automatiquement l'alimentation de toute la maison si l'intensité du courant devient trop importante (par exemple lors d'un court-circuit), ce qui évite un incendie dû à un échauffement excessif des fils. Le disjoncteur différentiel surveille en permanence si une partie du courant s'échappe du circuit normal — par exemple à travers le corps d'une personne qui touche un appareil défectueux — et coupe le courant en quelques millisecondes si c'est le cas, ce qui peut sauver une vie. Enfin, chaque circuit (prises, éclairage, plaques de cuisson…) est protégé par un fusible ou un disjoncteur divisionnaire, dimensionné pour l'intensité maximale que les fils de ce circuit peuvent supporter sans surchauffer.
Ces dispositifs exploitent, à l'échelle domestique, les mêmes grandeurs électriques étudiées en classe : ils mesurent en permanence l'intensité du courant pour détecter un danger et agir automatiquement, bien plus vite qu'une réaction humaine.
1. Pourquoi une intensité électrique, même faible, peut-elle être dangereuse pour une personne ?
2. Quelle est la différence entre le rôle du disjoncteur général et celui du disjoncteur différentiel ?
3. À quelle grandeur électrique étudiée en cours ces dispositifs de sécurité sont-ils sensibles ?
Dans un circuit en , l'intensité est la même en tout point du circuit. Dans un circuit en , chaque branche peut fonctionner indépendamment des autres.
À la maison, le coupe le courant en cas de court-circuit, tandis que le protège les personnes en détectant une fuite de courant.
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