Terminale · Spécialité Physique-Chimie

Évaluation blanche n°1 — Chapitres 1, 2 et 3

Acide-base, analyse physique d’un système chimique et suivi d’un titrage : spectrophotométrie, courbe de titrage et spectre IR.

01:00:00
Durée : 1 h
Calculatrice : autorisée
Barème : 4 exercices × 5 pts = / 20
Exercices : indépendants
✍️ Consigne : rédige tes réponses sur une feuille de copie en indiquant clairement le numéro de l’exercice et de la question. Les annexes (quadrillages) sont à imprimer, ou à reproduire sur papier millimétré, puis à rendre avec ta copie. La correction d’un exercice ne s’ouvre qu’à l’heure indiquée : n’y accède pas avant d’avoir terminé.

Répartition conseillée du temps (durée estimée par exercice, indiquée aussi à côté de chaque question) :

ExerciceDurée conseilléeCorrection débloquée après
Exercice 110 min0 h 10
Exercice 217 min0 h 27
Exercice 317 min0 h 44
Exercice 416 min1 h 00

Les annexes sont à compléter au crayon et à rendre avec la copie. Toute réponse doit être justifiée ; les résultats numériques sont donnés avec leur unité et un nombre de chiffres significatifs adapté.

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Exercice 1 — L’acide éthanoïque est-il un acide fort ?Chapitre 1⏱ 10 min5 points

On prépare un volume \(V = 100{,}0\ \text{mL}\) de solution aqueuse d’acide éthanoïque \(\text{CH}_3\text{COOH}\) de concentration apportée \(C = 1{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\). La mesure du pH à \(25\ ^\circ\text{C}\) donne \(\text{pH} = 3{,}38\).

  1. Écrire l’équation de la réaction de l’acide éthanoïque avec l’eau et identifier les deux couples acide-base mis en jeu.1 pt · 2 min
  2. Dresser le tableau d’avancement. Calculer l’avancement maximal \(x_{max}\), l’avancement final \(x_f\) puis le taux d’avancement final \(\tau\). L’acide éthanoïque est-il un acide fort ? Justifier.2 pts · 4 min
  3. Écrire l’expression de la constante d’acidité \(K_A\) du couple \(\text{CH}_3\text{COOH}/\text{CH}_3\text{COO}^-\), calculer sa valeur puis \(\text{p}K_A\).1,5 pts · 3 min
  4. On prépare une solution d’acide chlorhydrique de même concentration \(C\). Prévoir son pH et le comparer à celui de la solution d’acide éthanoïque.0,5 pt · 1 min

1. \(\text{CH}_3\text{COOH(aq)} + \text{H}_2\text{O}(\ell) \rightleftharpoons \text{CH}_3\text{COO}^-\text{(aq)} + \text{H}_3\text{O}^+\text{(aq)}\). Couples : \(\text{CH}_3\text{COOH}/\text{CH}_3\text{COO}^-\) (l’acide éthanoïque cède \(\text{H}^+\)) et \(\text{H}_3\text{O}^+/\text{H}_2\text{O}\) (l’eau capte \(\text{H}^+\)).

2. \(n_0 = C\,V = 1{,}0\times10^{-2}\times0{,}100 = 1{,}0\times10^{-3}\ \text{mol}\). Tableau : \(n(\text{CH}_3\text{COOH}) = n_0 - x\) ; \(n(\text{CH}_3\text{COO}^-) = x\) ; \(n(\text{H}_3\text{O}^+) = x\) ; l’eau est en large excès. Donc \(x_{max} = n_0 = 1{,}0\times10^{-3}\ \text{mol}\).
\([\text{H}_3\text{O}^+]_f = 10^{-\text{pH}} = 10^{-3{,}38} = 4{,}2\times10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\), d’où \(x_f = [\text{H}_3\text{O}^+]_f\times V = 4{,}2\times10^{-5}\ \text{mol}\).
\(\tau = \dfrac{x_f}{x_{max}} = 4{,}2\times10^{-2} = 4{,}2\ \%\) \(< 100\ \%\) : la transformation est limitée, l’acide éthanoïque est un acide faible.

3. \(K_A = \dfrac{[\text{CH}_3\text{COO}^-]_f\,[\text{H}_3\text{O}^+]_f}{[\text{CH}_3\text{COOH}]_f}\) avec \([\text{CH}_3\text{COO}^-]_f = [\text{H}_3\text{O}^+]_f = 4{,}2\times10^{-4}\) et \([\text{CH}_3\text{COOH}]_f = C - [\text{H}_3\text{O}^+]_f = 9{,}6\times10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\).
\(K_A = \dfrac{(4{,}2\times10^{-4})^2}{9{,}6\times10^{-3}} = 1{,}8\times10^{-5}\), soit \(\text{p}K_A = -\log K_A = 4{,}7\).

4. Acide fort : réaction totale, \([\text{H}_3\text{O}^+] = C = 1{,}0\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\), donc \(\text{pH} = 2{,}0\) \(< 3{,}38\). À même concentration, la solution d’acide fort est plus acide que celle de l’acide faible.

Exercice 2 — Dosage du permanganate de potassium par spectrophotométrieChapitre 2⏱ 17 min5 points

Une solution commerciale \(S_0\) de permanganate de potassium (ions \(\text{MnO}_4^-\), de couleur violette) doit être dosée. On réalise le dosage par spectrophotométrie avec une cuve de largeur \(\ell = 1{,}0\ \text{cm}\).

Étape 1. Spectre d’absorption d’une solution de \(\text{MnO}_4^-\) à \(4{,}0\times10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\) (figure 1).
Étape 2. Gamme d’étalonnage préparée par dilution d’une solution mère \(S_m\) de concentration \(C_m = 2{,}00\times10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\) dans des fioles jaugées de \(50{,}0\ \text{mL}\) ; absorbances mesurées à la longueur d’onde choisie (tableau).
Étape 3. \(S_0\) est diluée 10 fois pour donner \(S_1\) : on mesure \(A_1 = 0{,}64\).
Couleurs complémentaires : rouge ↔ cyan ; vert ↔ magenta ; bleu ↔ jaune.
40045050055060065070000,20,40,60,811,2Longueur d’onde λ (nm)Absorbance A
Figure 1 — Spectre d’absorption de la solution de permanganate
Étalon n°V de Sm prélevé (mL)C (× 10⁻⁴ mol·L⁻¹)A
12,0…0,19
24,0…0,39
36,0…0,57
48,0…0,77
510,0…0,96
  1. À l’aide de la figure 1, lire la longueur d’onde \(\lambda_{max}\) d’absorption maximale. Justifier que les mesures de la gamme étalon soient faites à cette longueur d’onde.1 pt · 1 min
  2. La solution absorbe principalement dans le vert. À l’aide des couleurs complémentaires, donner la couleur perçue de la solution.0,5 pt · 1 min
  3. Calculer la concentration \(C_3\) de l’étalon n°3 puis compléter la colonne \(C\) du tableau.1 pt · 3 min
  4. Tracer sur l’annexe 1 les points \((C\,;A)\) puis la droite d’étalonnage passant par l’origine.1 pt · 5 min
  5. Montrer que la droite obtenue est en accord avec la loi de Beer-Lambert \(A = \varepsilon\,\ell\,C\). Déterminer le coefficient directeur \(k\) puis le coefficient d’absorption molaire \(\varepsilon\).0,5 pt · 2 min
  6. Déterminer graphiquement \(C_1\) puis en déduire la concentration \(C_0\) de \(S_0\). Pourquoi a-t-il fallu diluer \(S_0\) ?1 pt · 5 min
01234500,20,40,60,811,2C (× 10⁻⁴ mol·L⁻¹)Absorbance A
Annexe 1 — Droite d’étalonnage \(A = f(C)\) (à compléter et à rendre avec la copie)

1. Sur la figure 1, le maximum est atteint pour \(\lambda_{max} \approx 525\ \text{nm}\) (\(A \approx 0{,}96\)). À \(\lambda_{max}\), l’absorbance est maximale pour une concentration donnée : la mesure est la plus sensible (incertitude relative minimale) et peu perturbée par un léger défaut de réglage de \(\lambda\) (le spectre est presque plat au voisinage du maximum).

2. La solution absorbe le vert : elle apparaît de la couleur complémentaire, magenta (violet-rose).

3. \(C_3 = \dfrac{C_m\,V_3}{V_{fiole}} = \dfrac{2{,}00\times10^{-3}\times6{,}0}{50{,}0} = 2{,}4\times10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\). Pour les cinq étalons : \(0{,}80\ ;\ 1{,}60\ ;\ 2{,}40\ ;\ 3{,}20\ ;\ 4{,}00\) (× 10⁻⁴ mol·L⁻¹).

4. Les points sont alignés avec l’origine : voir la droite tracée en bleu sur l’annexe 1 corrigée ci-dessous.

01234500,20,40,60,811,2C (× 10⁻⁴ mol·L⁻¹)Absorbance AA₁ = 0,64C₁ ≈ 2,7×10⁻⁴
Annexe 1 corrigée — droite d’étalonnage et lecture graphique de C₁

5. La droite passe par l’origine : \(A = k\,C\), ce qui correspond bien à \(A = \varepsilon\,\ell\,C\) avec \(k = \varepsilon\,\ell\). \(k = \dfrac{\Delta A}{\Delta C} = \dfrac{0{,}96}{4{,}0\times10^{-4}} = 2{,}4\times10^{3}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}\), donc \(\varepsilon = \dfrac{k}{\ell} = 2{,}4\times10^{3}\ \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{cm}^{-1}\).

6. Pour \(A_1 = 0{,}64\) : \(C_1 = \dfrac{A_1}{k} = \dfrac{0{,}64}{2{,}4\times10^{3}} = 2{,}7\times10^{-4}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\) (lecture graphique : \(2{,}7\times10^{-4}\)). \(S_1\) est dix fois plus diluée que \(S_0\) : \(C_0 = 10\,C_1 = 2{,}7\times10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\).
Non diluée, \(S_0\) aurait une absorbance voisine de \(6{,}4\), très supérieure à celle du dernier étalon (\(0{,}96\)) : on serait hors du domaine d’étalonnage et de la zone où \(A\) reste proportionnelle à \(C\).

Exercice 3 — Contrôle du degré d’acidité d’un vinaigre blancChapitre 3Chapitre 1⏱ 17 min5 points

Un vinaigre blanc porte l’indication « 5 ° » : 100 g de vinaigre contiennent 5 g d’acide éthanoïque. On le dilue 10 fois pour obtenir une solution \(S\). On titre \(V_A = 20{,}0\ \text{mL}\) de \(S\) (le titré) par une solution d’hydroxyde de sodium (le titrant) de concentration \(C_B = 0{,}100\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\), avec un suivi pH-métrique (annexe 2).

Données : \(M(\text{CH}_3\text{COOH}) = 60{,}0\ \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}\) ; on assimile 100 g de vinaigre à \(100\ \text{mL}\) ; \(\text{p}K_A(\text{CH}_3\text{COOH}/\text{CH}_3\text{COO}^-) = 4{,}76\) (valeur tabulée).
Indicateur coloréTeintesZone de virage
hélianthinerouge → jaune3,1 – 4,4
bleu de bromothymoljaune → bleu6,0 – 7,6
phénolphtaléineincolore → rose8,2 – 10,0
  1. Écrire l’équation de la réaction support du titrage. Citer deux caractéristiques qu’elle doit présenter.0,5 pt · 1 min
  2. Définir l’équivalence. Déterminer par la méthode des tangentes (tracés apparents sur l’annexe 2) les coordonnées \((V_E\,;\text{pH}_E)\) du point d’équivalence.1,5 pts · 5 min
  3. Calculer la concentration \(C_A\) de la solution \(S\).1 pt · 3 min
  4. Déterminer graphiquement la valeur du \(\text{p}K_A\) du couple et la comparer à la valeur tabulée.0,75 pt · 2 min
  5. Choisir, en justifiant, l’indicateur coloré adapté à un titrage colorimétrique.0,5 pt · 1 min
  6. Déterminer la concentration en masse puis le degré d’acidité du vinaigre. Calculer l’écart relatif avec l’indication « 5 ° ».0,75 pt · 5 min
0481216202402468101214Volume de soude versé V (mL)pH
Annexe 2 — Courbe de titrage \(\text{pH} = f(V)\) (à compléter et à rendre avec la copie)

1. \(\text{CH}_3\text{COOH(aq)} + \text{HO}^-\text{(aq)} \rightarrow \text{CH}_3\text{COO}^-\text{(aq)} + \text{H}_2\text{O}(\ell)\). La réaction support doit être rapide, totale (et unique).

2. À l’équivalence, le titré et le titrant ont été introduits dans les proportions stœchiométriques (changement de réactif limitant). Méthode des tangentes : on trace deux tangentes parallèles à la courbe de part et d’autre du saut de pH, puis la parallèle équidistante ; elle coupe la courbe en E. On lit \(V_E = 16{,}0\ \text{mL}\) et \(\text{pH}_E \approx 8{,}7\).

0481216202402468101214Volume de soude versé V (mL)pHVₑ = 16,0 mLpHₑ ≈ 8,7Vₑ/2 = 8,0 mL → pH ≈ 4,8
Annexe 2 corrigée — tangentes, point d’équivalence et demi-équivalence

3. À l’équivalence : \(C_A V_A = C_B V_E\), donc \(C_A = \dfrac{C_B V_E}{V_A} = \dfrac{0{,}100\times16{,}0}{20{,}0} = 8{,}00\times10^{-2}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\).

4. À la demi-équivalence \(V = V_E/2 = 8{,}0\ \text{mL}\) : \([\text{CH}_3\text{COOH}] = [\text{CH}_3\text{COO}^-]\), donc \(\text{pH} = \text{p}K_A\). La lecture donne \(\text{pH} \approx 4{,}8\), soit \(\text{p}K_A \approx 4{,}8\), en accord avec \(4{,}76\).

5. Le \(\text{pH}_E \approx 8{,}7\) doit appartenir à la zone de virage : on choisit la phénolphtaléine (8,2 – 10,0). L’hélianthine et le bleu de bromothymol virent trop tôt.

6. \(C_{vinaigre} = 10\,C_A = 0{,}800\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\) ; \(t = C\,M = 0{,}800\times60{,}0 = 48{,}0\ \text{g}\cdot\text{L}^{-1}\), soit \(4{,}8\ \text{g}\) d’acide pour \(100\ \text{mL}\) : degré d’acidité \(\approx 4{,}8\ ^\circ\). Écart relatif : \(\dfrac{|4{,}8-5{,}0|}{5{,}0} = 4\ \%\), cohérent avec l’indication du fabricant.

Exercice 4 — Quel liquide contient le flacon sans étiquette ?Chapitre 2⏱ 16 min5 points

Un flacon sans étiquette contient l’un des trois liquides suivants : le propan-1-ol (\(\text{C}_3\text{H}_8\text{O}\)), la propanone (\(\text{C}_3\text{H}_6\text{O}\)) ou l’acide propanoïque (\(\text{C}_3\text{H}_6\text{O}_2\)). On enregistre le spectre infrarouge du liquide (figure 2). Données IR ci-dessous.

Liaisonσ (cm⁻¹)IntensitéAllure de la bande
O–H alcool libre3580 – 3650fortefine
O–H alcool lié3200 – 3400fortelarge
O–H acide carboxylique2500 – 3200forte à moyennelarge
C–H (carbone tétragonal)2800 – 3000forteplusieurs pics
C=O ester1730 – 1750fortefine
C=O aldéhyde et cétone1650 – 1730fortefine
C=O acide carboxylique1680 – 1710fortefine
C–O1050 – 1450forte–
5001000150020002500300035004000020406080100Nombre d’onde σ (cm⁻¹)Transmittance T (%)
Figure 2 — Spectre IR du liquide inconnu (σ décroissant)
  1. Écrire les formules semi-développées des trois espèces et nommer le groupe caractéristique de chacune.1 pt · 2 min
  2. Relever les nombres d’onde \(\sigma\) des trois bandes les plus caractéristiques du spectre, en précisant leur allure (large ou fine) et leur intensité.0,75 pt · 2 min
  3. Associer chacune de ces bandes à une liaison à l’aide du tableau de données.0,75 pt · 2 min
  4. Identifier le liquide. Justifier l’élimination des deux autres espèces.1 pt · 3 min
  5. Expliquer pourquoi la bande \(\text{O–H}\) est large et située à un nombre d’onde plus faible que celui d’un alcool libre.0,5 pt · 1 min
  6. Tracer sur l’annexe 3 l’allure du spectre IR de la propanone et indiquer les principales bandes.1 pt · 6 min
5001000150020002500300035004000020406080100Nombre d’onde σ (cm⁻¹)Transmittance T (%)
Annexe 3 — Axes pour tracer l’allure du spectre IR de la propanone (à rendre avec la copie)

1. Propan-1-ol : \(\text{CH}_3\text{–CH}_2\text{–CH}_2\text{–OH}\), groupe hydroxyle (alcool). Propanone : \(\text{CH}_3\text{–CO–CH}_3\), groupe carbonyle (cétone). Acide propanoïque : \(\text{CH}_3\text{–CH}_2\text{–COOH}\), groupe carboxyle.

2. Bande large et forte de \(\approx 2500\) à \(3300\ \text{cm}^{-1}\) (centrée vers \(2900\)) ; bande fine et très intense à \(\approx 1710\ \text{cm}^{-1}\) ; bande forte vers \(1290\ \text{cm}^{-1}\). Quelques pics fins superposés vers \(2900 – 3000\ \text{cm}^{-1}\).

3. Large 2500 – 3300 : \(\text{O–H}\) d’acide carboxylique ; 1710 : \(\text{C=O}\) d’acide carboxylique (1680 – 1710) ; 1290 : \(\text{C–O}\) (1050 – 1450). Les pics vers 2900 – 3000 correspondent aux \(\text{C–H}\).

4. Le spectre présente une bande \(\text{C=O}\) : le propan-1-ol (pas de \(\text{C=O}\), bande \(\text{O–H}\) vers 3200 – 3400) est éliminé. Il présente aussi une bande \(\text{O–H}\) large de 2500 à 3300 : la propanone (aucun \(\text{O–H}\)) est éliminée. Le liquide est l’acide propanoïque.

5. Les liaisons hydrogène entre molécules d’acide (dimères) affaiblissent la liaison \(\text{O–H}\) : elle absorbe à plus faible nombre d’onde et dans un très grand nombre d’environnements, d’où une bande large.

6. La propanone n’a ni \(\text{O–H}\) ni bande large ; on attend : \(\text{C–H}\) faible vers 2900 – 3000, \(\text{C=O}\) de cétone très intense à \(\approx 1715\ \text{cm}^{-1}\), et des bandes \(\text{C–C}\)/\(\text{C–H}\) plus bas.

5001000150020002500300035004000020406080100Nombre d’onde σ (cm⁻¹)Transmittance T (%)C=O 1715C–H
Annexe 3 corrigée — allure du spectre IR de la propanone